Je vais vous révéler ce qui, pour moi, a créé un déclic important, grâce à la Gestalt-thérapie.

Pour commencer, je vais vous parler de Copernic : il a découvert que ce n’était pas le soleil qui tournait autour de la terre mais l’inverse. Cela était une véritable « révolution ».

Pour moi, cette révolution a eu lieu quand j’ai compris que ce n’était pas mon « Ego » qui était au centre de ma vie, mais que j’étais comme un satellite dans un environnement changeant.

S’attacher à son ego c’est rendre son propre monde rigide, le voir à travers toujours les mêmes représentations, et empêcher le développement de soi. c’est ce que la Gestalt traduit en termes de « champ organisme- environnement ».

Ego et personnalité

Dans l’Ego, le sentiment d’identité est beaucoup plus fort que dans ce que nous nommons « personnalité » ou « je » (cf. extrait ci-dessous). 

Cependant, la personnalité, ce sentiment de continuité d’exister et d’unité,  nous est utile car elle nous permet de relier un ensemble de situations changeantes, d’intégrer nos pensées, ressentis, émotions et la perception de notre environnement en un tout cohérent.

Il s’agit dès lors de délaisser une conception de l’homme comme sujet humain pré-constitué, mais comme toujours et encore pouvant être modifié et se développer grâce au contact, au lien, à la relation. Sans se perdre pour autant.

C’est ce que les théories actuelles de l’attachement mettent aussi en avant.

Ce que la Gestalt thérapie a changé pour moi

Me libérer de ma peur : si j'accepte d'être modelée par l'environnement, si j'ai confiance que cela ne va pas altérer le sens de qui je suis, alors je n'ai plus peur ! Et je peux rencontrer l'autre...

En thérapie il s'agit alors d'être suffisamment rassuré sur sa capacité à "continuer d'exister", à ne pas se perdre, pour pouvoir rencontre l'autre sans crainte.

gestalt sophie bosschaert albi