« La peur aiguise les sens, l’anxiété les paralyse. »

L'accompagnement de l'anxiété est possible dans une thérapie offrant un cadre et un lien sécures.

LA PEUR EST UN FACTEUR D'ADAPTATION
par la bonne gestion du risque.

Dans la peur il y a perception d’un danger (qu’on sur évalue ou sous évalue parfois). C’est une émotion désagréable causée par la croyance que quelqu’un ou quelque chose représente un danger ou une menace et risque de nous causer une douleur. Par exemple, si quelqu’un a peur quand il se situe dans un lieu haut perché sous un violent orage, on parle bien de peur. Le danger est là et réel.

La peur est une émotion utile pour la survie. On peut parler de « crainte justifiée ». Elle met en branle les systèmes de fuite/attaque face au danger. 

thérapie du lien peur et anxiété

Darwin parlait de « phénomène d’adaptation évolutive » : quand on répond à un danger avec les réactions typiques de fuite ou d’attaque ou encore de figement, on a plus de chances de survivre.

Ces réactions sont automatiques et, issues de nos origines, elles sont biologiquement encodées : 

« Quand il s’agit de détecter le danger et d’y réagir, le cerveau n’a guère changé. D’une certaine façon, sur le plan émotionnel nous sommes des lézards »    Jacques LeDoux

LA SPECIFICITE DE L'ANXIETE : combinaison de peur et d'anticipation

L’anxiété est l’appréhension d’une souffrance (ou d’un danger) future. C’est donc une combinaison de peur et d’anticipation. L’être humain est capable d’imaginer l’avenir, et s’il s’attend à souffrir, il devient anxieux. On pourrait la définir comme une peur immodérée et anticipatrice, toujours et déjà là, qui implique une hyper-vigilance permanente.

La peur ou son intensité ici n’est pas justifiée et cependant intensément vécue… L’anxiété perturbe les relations, altère les performances, restreint l’existence et limite les possibles de la personne, et tout est bloqué…

Ce sont aussi des réactions automatiques : 

« Un rat ne s’inquiète pas de la chute de la Bourse. Nous si. » J. LeDoux 

Dans la civilisation moderne, les occasions d’avoir peur sont différentes que celles de nos lointains ancêtres. Une présentation orale, la crise économique, la présence d’un virus… sont des occasions où la fuite ou l’attaque sont inapproprié

Or notre corps continue de déclencher les réactions d’urgence. Le système nerveux enclenche de façon autonome, instinctive et automatique : l’hypothalamus génère une  hormone qui elle-même déclenche une glande qui va entraîner la sécrétion d’adrénaline et cortisol… ce qui a pour effet d’accélérer le rythme cardiaque, afin d’avoir l’énergie de lutter.

Une réaction anxieuse au moment approprié peut sauver la vie (réaction de combat/fuite/figement), mais dans le cas contraire elle a des conséquences néfastes sur la santé (tension, chute des défenses immunitaires…)

Gestalt thérapie peur et anxiété

Aborder l'anxiété en thérapie - le lien sécure.

Parfois, il s’agit d’une anxiété omniprésente  qui s’immisce dans tous les pans de notre vie : un sentiment omniprésent de danger dont découle un besoin permanent de surveiller, anticiper, maîtriser ou contrôler,  qui nous maintient sur le qui-vive et nous rend souvent difficiles à vivre pour notre entourage.

Parfois, des crises d’anxiété peuvent survenir brutalement, amenant la personne à un état de panique, en incapacité d’agir. Le ressenti est souvent l’angoisse.

Le but de la relation thérapeutique est de pouvoir affronter ce qui effraie au point de perdre ses moyens ou de n’avoir comme possibilité que de renforcer le contrôle sur nous-mêmes ou les personnes et les événements qui nous entourent.

Cette « plongée » au cœur de l’anxiété n’est possible que par un accompagnement soutenant, apportant une base de sécurité relationnelle : c’est la condition nécessaire pour affronter nos angoisses,  ou nos peurs, celles-là mêmes qui ont créé ce besoin anxieux de contrôle.  Nos peurs sont issues d’expériences précoces insécures, et ne peuvent être résolues qu’en les affrontant dans de la cadre d’une expérience sécure.